Pots acoustiques • Abbaye notre dame des anges • Landéda
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Les pots acoustiques

Les Pots Acoustiques : une spécificité de l’abbaye

L’Abbaye de Notre Dame des Anges bénéficie d’une richesse exceptionnelle avec la présence de plus d’une centaine de pots acoustiques situés dans le chœur et au droit de la chaire de prédication.

Ils favorisaient le transport de la voix dans tout le volume de l’abbatiale et permettaient au public d’avoir le sentiment d’être auprès de l’orateur ou au milieu des chanteurs.

Chaque pot acoustique jouait le rôle d’amplificateur, en résonnant au son pour lequel il avait été conçu.

Vous obtenez un effet similaire quand, en soufflant dans le goulot d’une bouteille, vous arrivez à former un son.

Ainsi les pots sont  disposés  souvent par 3, 5 ou 7,  formant  tierce, quinte ou octave, base du chant en occident.

Les pots de l’Abbaye, comme ceux de la plupart des chapelles, étaient spécialisés pour les aigus dont la transmission est plus faible que celle des graves. Les pots avaient également l’avantage de préserver la pureté de ces aigus qui,  en se réfléchissant sur les murs,  généraient un harmonique à un niveau légèrement inférieur par perte d’énergie.

Cette très ancienne technologie, dont on trouve des exemples dans l’antiquité, a été mise en œuvre dans beaucoup de chapelles du LEON, mais jamais avec une telle profusion, montrant ainsi la volonté des mécènes de l’époque de faire une œuvre d’exception.

La plupart des pots a été détruite au début du 19ème par les enfants qui, dit-on, s’amusaient avec leur lance-pierre.

Ces pots ont très certainement été fabriqués par les potiers de Lanveur en Lannilis, comme l’indique l’analyse de la terre effectuée par Louis  Chauris. Apparemment leurs formes relèvent de 2 familles, l’une parfaitement sphérique, l’autre en forme d’amphore.

Il en reste toutefois quelques uns dont les cols sont toujours intacts. Ils sont parfaitement spécifiques, couvrant une large variété de diamètres et de formes d’ouverture, semblant indiquer leur spécialisation. Une étude musicologique a été entreprise avant d’envisager leur restauration.